La Conservation de la Biodiversité du bassin du Congo facilitée par la lutte contre la fraude

Mis à jour : 5 avr. 2019



L’équipe de la COMIFAC s’est réunie les 2 et 3 avril 2019 à Mbankomo au Cameroun pour un atelier de formation du personnel du Secrétariat exécutif sur la politique de lutte contre la fraude, la corruption, le conflit d’intérêts et le blanchiment d’argent.


En effet, à la suite de la microévaluation de la COMIFAC, effectuée en novembre 2017 par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), il a été identifié un certain nombre de risques significatifs à adresser. L’une des recommandations issues de cet exercice, réalisé par le Cabinet indépendant Moore & Stephen, était de doter la COMIFAC d’un Document d’une politique interne spécifique de lutte contre la fraude, la corruption, le conflit d’intérêt et de blanchiment d’argent.


L’objectif de l’atelier de Mbankomo est de former l’ensemble du personnel du Secrétariat exécutif de la COMIFAC sur ce nouveau document de politique de lutte contre la fraude, la corruption, le conflit d’intérêts et le blanchiment d’argent de la COMIFAC en vue d’une meilleure appropriation et l’application dans leurs activités professionnelles au quotidien. Dans cette optique, cette formation a permis d’assurer une compréhension commune ainsi que la sensibilisation de l’ensemble du personnel pour un respect au quotidien de cette politique nouvellement mise en place. Le Secrétaire exécutif de la COMIFAC, Raymond NDOMBA NGOYE a remercié les participants et a insisté sur l’importance de cet exercice :

« Nous sommes fiers d’avoir doté la COMIFAC d’une politique de lutte contre la fraude, la corruption, le conflit d’intérêt et de blanchiment d’argent. Cette formation est d’une importance cruciale pour notre organisation. La bonne application de cette politique permettra à notre organisation de montrer l’exemple et de promouvoir les bonnes pratiques dans la sous-région. »


La formation se fait en partenariat avec le Projet régional GEF-PNUD « CBSP – Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité : Financement durable des Aires Protégées du Bassin du Congo – PIMS 3447 ». La coordonnatrice du projet régional, Aline Malibangar, a profité de cette occasion pour informer les participants sur les procédures mises en place par les Nations et plus spécifiquement le PNUD en matière de lutte contre la Fraude et les autres pratiques de corruption (« Politique antifraude du PNUD »). Elle a ponctué son intervention d’exemples concrets pour mieux illustrer les bonnes pratiques, par exemple : « Il est interdit à un fonctionnaire de recevoir et de garder des cadeaux (offerts par un prestataire/ fournisseur), dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, car celui-ci pourrait être contraire aux exigences de l’éthique et influencer toutes potentielles décisions. Si on est obligé d’accepter un cadeau même de faible valeur pour des raisons diplomatiques ou par respect des us et coutumes culturels, ces cadeaux reçus doivent être remis immédiatement à l’organisation. Il est très important de faire preuve de transparence en tout temps et ne jamais engager la crédibilité de l’organisation à travers nos actes au quotidien ». Ces exemples concrets permettent d’améliorer la compréhension des comportements à éviter et de prendre les bons réflexes. Cette formation pratique permettra au personnel du Secrétariat exécutif de la COMIFAC de mieux appliquer la politique de lutte contre la fraude, la corruption, le conflit d’intérêts et le blanchiment d’argent de la COMIFAC.


La lutte contre les flux financiers illicites, le renforcement des capacités au sein des administrations publiques et la promotion des partenariats avec le secteur privé font partie des initiatives mises en œuvre par le PNUD dans le cadre de la lutte contre la corruption.

La corruption est une menace majeure pour la conservation. En effet, la biodiversité est concentrée dans des pays plus vulnérables à ce fléau. La Conservation du bassin du Congo pourra être facilitée par une lutte continue contre la fraude et la corruption à tous les niveaux.

CBSP – Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité : Financement durable des Systèmes d’Aires protégées du Bassin du Bassin du Congo - PIMS 3447

CONTACT :

Projet Régional de Financement durable des Aires Protégées du Bassin du Congo: Tél. : (+237) 222 20 08 00 
financeapbassincongo@undp.org

©2018 UNDP Projet Régional de Financement durable des Aires Protégées du Bassin du Congo

(photo principale ©Thomas Breuer) 

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