CBSP – Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité : Financement durable des Systèmes d’Aires protégées du Bassin du Bassin du Congo - PIMS 3447

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Adoption d’un Programme d'Action Panafricain en faveur de la restauration des écosystèmes

Mis à jour : 27 nov 2018



Le Sommet ministériel africain sur la biodiversité s'est tenu le 13 novembre 2018, en marge de La Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique, à Charm el-Cheikh sur le thème « Dégradation et restauration des sols et des écosystèmes : priorités pour une résilience accrue en Afrique ».


À cette occasion, les Ministres africains de l'Environnement et les organisations partenaires se sont engagés pour un Programme d'Action ambitieux en adoptant une approche cohérente pour relever les défis interdépendants de la perte de biodiversité de la dégradation des sols et du changement climatique. Le programme d'action accélérera les engagements en faveur de la restauration des écosystèmes afin d'améliorer la résilience dans la région. Leurs délibérations ont constitué les séances d'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité de 2018, qui a été lancée le 17 octobre 2018.

Les ministres se sont engagés à accélérer et à accroître les engagements et les objectifs en matière de restauration des écosystèmes. Les pays ont convenu de travailler à promouvoir une prise de conscience et une action coordonnée à l'échelle du continent pour la restauration des écosystèmes.


Cristiana Païca Palmer, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, a déclaré: « L’adoption par le Sommet de la Déclaration ministérielle africaine sur la biodiversité et du Programme d’action panafricain pour la restauration des écosystèmes visant à accroître la résilience donne une impulsion à la réalisation des objectifs suivants: les objectifs d'Aichi relatifs à la biodiversité et contribueront à l'élaboration d'un nouveau pacte pour la nature et les hommes en 2020. »

Plusieurs ministres et délégués ont présenté leurs engagements nationaux et les mesures prises en matière de restauration des écosystèmes. Par exemple, en Afrique Centrale, le Cameroun s’est engagé à restaurer 12 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées, dans le cadre de l’initiative du Défi de Bonn. Cela représente plus de la moitié de la superficie forestière totale du pays, il s’agit de l’engagement le plus important pris jusqu’à présent pour le bassin du Congo. Le Tchad a souligné ses travaux sur la restauration des écosystèmes dans le contexte de la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel et les travaux sur la restauration du lac Tchad. Lancée en 2008 sous l’égide de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), l'Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel est l’initiative phare du continent africain pour lutter contre les effets du changement climatique et de la désertification. Développée par l’Union africaine, l’initiative a pour but de transformer la vie de millions de personnes en créant une mosaïque d’écosystèmes verts et productifs en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l'Afrique. La Guinée plantera aussi 100 hectares d'arbres chaque année pour restaurer les écosystèmes dégradés.


Le Programme d'Action Panafricain (PAP), approuvé par le Sommet, sera soumis à la Conférence des chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine à sa 32e session ordinaire prévue pour le mois de janvier 2019.