CBSP – Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité : Financement durable des Systèmes d’Aires protégées du Bassin du Bassin du Congo - PIMS 3447

CONTACT :

Projet Régional de Financement durable des Aires Protégées du Bassin du Congo: Tél. : (+237) 222 20 08 00 
financeapbassincongo@undp.org

©2018 UNDP Projet Régional de Financement durable des Aires Protégées du Bassin du Congo

(photo principale ©Thomas Breuer) 

PROJET :

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • Icône sociale YouTube

RÉSEAUX SOCIAUX :

Projet Régional : « CBSP – Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité : Financement durable des Systèmes d’Aires protégées du Bassin du Bassin du Congo »

Six pays du Bassin du Congo appartenant à l’Espace de la Commission des Forêts Afrique Centrale (COMIFAC) ont reçu un Don du Fonds pour l'Environnement Mondial, pour le projet régional « CBSP – Partenariat pour la conservation de la biodiversité – Mécanismes de financement durable des aires protégées du bassin du Congo – PIMS 3447 ».

 

Mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce projet régional vise à relever le défi du financement des Aires Protégées aux niveaux local, national et régional. Afin d’atteindre la viabilité financière à long terme des systèmes d’Aires Protégées et des écosystèmes associés, le projet soutient le renforcement des capacités et la mise en place de cadres institutionnels favorables, ainsi que la démonstration de mécanismes modèles, par le biais de projets pilotes.

 

Le projet est mis en place dans six pays du Bassin du Congo : le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricainela République du Congo et la République Démocratique du Congo​.

Mettre en place des financements durables dans les Aires Protégées pour protéger la Biodiversité du bassin du Congo

Ce projet est d’une importance cruciale à l'échelle du bassin du Congo et à l'échelle mondiale. Ensemble, les six pays du Bassin du Congo abritent près de 25% des forêts tropicales du monde et sont le réservoir d'un puit de carbone estimé entre 24 et 39 gigatonnes (GT). Le Bassin du Congo est remarquable à l'échelle mondiale grâce à la riche diversité de sa faune et de sa flore qui n'existent nulle part ailleurs dans le monde. La flore dans les forêts de basse altitude par exemple est estimée à plus de 10 000 espèces de plantes supérieures, dont 3 000 sont endémiques. 

En ce qui concerne la faune, le bassin du Congo continue de soutenir un ensemble complet de méga faune terrestre, y compris les éléphants et les grands singes. Ces forêts abritent des formes forestières de l'éléphant d'Afrique et du buffle, ainsi que des espèces endémiques à l'Afrique telles que l'okapi, le bongo, le bonobo et le gorille des plaines. La faune aviaire comprend le paon endémique du Congo et plusieurs familles endémiques à l'Afrique.

Les peuples de cultures diverses ont habité les forêts du bassin du Congo pendant des milliers d'années et au cours des millénaires, les processus sociaux et économiques locaux se sont intimement liés à la nature. La valeur sociale, culturelle, spirituelle et traditionnelle des espèces et des écosystèmes contenus dans les Aires Protégées de la sous-région est vaste, à la fois pour les populations locales et au niveau national et sous-région. En même temps, la biodiversité et les écosystèmes riches et uniques contenus dans les réseaux nationaux des Aires Protégées ont une grande valeur pour la communauté mondiale.
 
Cependant, les Systèmes d’Aires Protégées dans le Bassin du Congo dépendent fortement des subventions gouvernementales, qui sont régulièrement établies à des niveaux bien inférieurs aux besoins de financement. En outre, il existe des contraintes législatives, politiques et institutionnelles qui empêchent ou découragent les efforts visant à développer de nouvelles stratégies de financement innovant. 

Les politiques économiques, dans de nombreux cas, constituent les causes profondes de la perte de biodiversité parce qu'elles découragent ou présentent des incitations perverses à des utilisations durables des terres et des ressources. Pour ces raisons, les facteurs économiques et financiers sont au cœur de ce projet en termes d'actions nécessaires pour s'attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité, ainsi que par rapport à leur grand potentiel pour encourager le développement durable et la conservation équitable et efficace de la biodiversité. 

La valeur économique des services éco systémiques générés est immense et découle du micro niveau des moyens de subsistance locaux, à travers les économies nationales des pays concernés jusqu’à l'économie mondiale. Les coûts économiques et les pertes subies par la dégradation et la perte des écosystèmes sont également importants et ont des implications à long terme tant pour les efforts nationaux de développement économique durable que pour la réduction de la pauvreté et les processus économiques dans d'autres parties du monde.

Les valeurs économiques, socio-économiques et environnementales représentent une composante essentielle du contexte pour le projet actuel. Une meilleure compréhension de ces valeurs et, à l'inverse, les coûts associés à la déforestation et à la dégradation des forêts offrent des arguments potentiellement critiques en faveur d'investissements accrus et plus efficaces dans la gestion des d’Aires Protégées. 

L’approche du projet vise à faire face aux obstacles de la durabilité financière des Aires Protégées dans six pays du bassin du Congo. Le projet offre une approche globale et réaliste du défi du financement durable des Aires Protégées dans la région.